Afrobasket 2017: la capitaine Guinéenne dénonce les conditions dans lesquelles ses coéquipières s'entraînent

Afrobasket 2017: la capitaine Guinéenne dénonce les conditions dans lesquelles ses coéquipières s'entraînent

Aps Le 2017-08-23  Source
+++De l'envoyée spéciale de l'APS: Seynabou Ka+++

Bamako (Mali), 23 août (APS) - La capitaine de l'équipe féminine de Basket de la Guinée, Nadia Peruch Niang s'est désolée, mardi à Bamako (Mali), des "conditions déplorables" dans lesquelles elles s'entraînent.
"J'ai honte des conditions dans lesquelles elles s'entraînent et j'ai honte de tout ce qui n'est pas fait pour elles. Les conditions ne sont pas réunies pour qu'elles puissent travailler et apprendre le basket et il faut que cela change", a-t-elle fait remarquer.
S'exprimant en conférence de presse après la quatrième défaite d'affilée de l'équipe Guinéenne face au Nigéria (106-33), l'une des joueuses les plus agées de la compétition (39ans) dit profiter de ces moments avec la presse pour dire "les vérités qui bloquent le basket guinéen".
"Aujourd'hui quand je vois le score, je devrais avoir honte. Il y a tellement d'écart entre ce que fait le Nigéria en termes de basket et ce que nous on peut faire même avec la meilleure des volontés", a-t-elle souligné, émue aux larmes.
La Guinée a subi sa première large défaite contre le Sénégal en match d'ouverture (105-39). Elle a ensuite été tour à tour battue parl'Egypte (109-78), le Mozambique (88-47) et le Nigéria (106-33).
Mercredi matin, elles ont essuyé leur cinquième revers face à la République démocratique du Congo(84-37).
"C'est frustrant je n'ai jamais de ma longue carrière perdue des matchs avec autant d'écart. J'ai participé à la compétition il y a deux ans à Yaoundé et ce qui est malheureux, c'est de voire des joueuses qui évoluent en Guinée et qui malheureusement n'ont pas progressé", a-t-elle regretté.
Toutefois, NadiaPeruchNianga tenu a préciser qu'elle n'a "pas honte de ses coéquipières qui ont donné tout ce qu'elles avaient".
"Je vais leur dire de ne pas ressortir la tête baissée. Il faut qu'elles soient fières parce qu'elles sont extrêmement motivées et courageuses et si elles n'ont pas progressé, c'est que les moyens n'ont pas était mis en place pour cela", a-t-elle dit de ses coéquipières.
Pour l'entraîneur des Guinéennes, Ousmane Camara, on ne peut ''rien les reprocher'', car elles n'ont pas eu de "temps" pour se préparer. "Si les filles se regroupent trois jours avant pour jouer une compétition internationale j'aimerais bien voir le coach qui va réussir ce coup de miracle", a-t-il dénoncé.
"On peut changer plusieurs fois de techniciens mais si c'est dans les mêmes conditions, ça ne marchera pas", a-t-il dit.

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