Inscription sur les listes électorales : le département de Mbour traine les pieds

Les populations ont du mal à s'inscrire sur les listes électorales au niveau du département de Mbour. Alors qu'il y avait 260 mille inscrits sur l'ancien fichier, les six commissions qui existent sur l'ensemble du département n'ont inscrit que 94 539 personnes. C'est pour cette raison, à l'occasion de la rencontre avec le Comité électoral du département, le préfet a demandé au ministre de l'Intérieur d'augmenter le nombre de commissions.

L'inscription sur les listes électorales pour l'obtention de la carte d'identité biométrique est un casse-tête au niveau du département de Mbour. Depuis la mise en place des commissions, il n'y a que 94539 personnes qui se sont inscrites. Ce qui pousse le préfet, Saer Ndao à formuler une demande à l'endroit du ministre de l'Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo.

« La doléance forte est de demander au ministre de l'Intérieur de nous appuyer davantage avec un renfort de machines, parce que Mbour a un potentiel électoral très important. Ces derniers temps, nous avançons très bien, c'est pourquoi si nous avons davantage des machines, cela va nous faciliter le travail », déclare le Préfet à l'issue de la rencontre avec le Comité électoral du département de Mbour.

Selon M. Ndao, le taux d'inscription tourne autour de 38%, mais il y a des disparités en fonction des zones. C'est dans la commune de Malikounda que le pourcentage reste très inquiétant avec seulement 25% de personnes inscrites. « Au démarrage, Mbour n'avait qu'une seule commission, c'est ce qui a un peu retardé les inscriptions », explique le président de la CEDA.

Avec l'existence de 6 commissions, il y a au moins 960 personnes inscrites par jour, mais le Préfet juge ce nombre insuffisant. C'est pourquoi, il envisage de mettre en place le système du double flux qui consiste à mettre en place deux équipes qui vont se relayer de 8 heures à 23 heures. Toutefois, la répartition des commissions au niveau du département suscite des craintes de fraudes pour une opposition.

Selon Madione Diané, porte-parole du Pds, l'existence de commissions à Thiadiaye et à Nguéniène au détriment des autres localités, est suspect, parce que ces deux localités sont les fiefs d'omar Youm, directeur de cabinet du président de la République et d'Ousmane Tanor Dieng, secrétaire général du Ps.

Cependant, le Sous-Préfet de Sassene rassure la classe politique sur le choix de ces deux collectivités locales qui abrite chacune une commission. Pour Léopold diouf, c'est parce que la commune de Nguéniène est la plus vaste dans l'arrondissement de Sessène et la plus peuplée.

D'ailleurs, ajoute-t-il, la commission est mobile et va passer 12 jours dans le village de Mbodiéne, 12 autres jours dans le village de Fadial et 6 jours dans le village de Ndianda. Concernant la commission de Thiadiaye, elle se déplacera à Sessène et Sandiara.

Quant aux autres zones, faute d'électricité, les populations sont obligées de se rendre au point d'inscription le plus proche.

Source L'AS Quotidien


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