Mémoire, harkis, immigration, investissements: ce qu'a dit Macron à Alger

Le président français Emmanuel Macron était très attendu sur nombre de questions souvent soulevées dans les relations entre la France et l'Algérie. À côté de la conférence de presse au cours de laquelle il a répondu sans détour aux interrogations des uns et des autres, il a accordé un entretien exclusif à notre confrère TSA (Tout sur l'Algérie), le site d'information le plus consulté d'Algérie. À la journaliste Hadjer Guenanfa qui l'a interrogé, il a d'abord indiqué qu'il assumait pleinement les propos qu'il avait tenus en février dernier, en tant que candidat, sur le colonialisme, qu'il avait qualifié de «crime contre l'humanité». «J'ai dit une chose qui était forte et que j'assume pleinement. Il y a eu en effet ce crime contre l'humain qui a été fait», a-t-il avancé. Et d'ajouter: «Je regarde toutes les histoires et toutes les mémoires de nos pays. Ce sont des histoires faites d'humiliations, de violences, qu'il faut condamner et que j'ai reconnues. Ce sont également des histoires qui sont faites parfois d'amour et de moments heureux.»

Ni déni ni repentance

Emmanuel Macron a souhaité une «reconnaissance entière» de part et d'autre, une manière d'éviter «une histoire en quelque sorte officielle qui nie les parts sombres de ce qui a été fait». Mais pas question de parler de repentance pour le président français. «Il n'y a pas de repentance chez moi. Il y a un espace, celui de la reconnaissance mutuelle qui n'est ni le déni ni la repentance», a-t-il tranché. «Rester dans le déni», «ne jamais en parler» ou «être dans la repentance permanente» est un «piège», selon lui. «Je crois que le coeur de notre relation, c'est de reconnaître ce qui a été fait de bien comme de mal», a-t-il dit. Dans ce contexte, il a assuré qu'il était prêt à restituer les crânes de résistants algériens tués dans les années 1850.

De «ceux qui sont nés en Algérie» aux harkis

En même temps, Emmanuel Macron dit s'attendre à des gestes du côté algérien. «Je pense que c'est important que l'Algérie fasse des gestes à l'égard de ceux qui sont nés en Algérie et qui veulent pouvoir y revenir. Je pense que ça serait un geste fort de réconciliation», a-t-il estimé. Le président français a cité le cas des harkis qui «voudraient pouvoir revenir» en Algérie.«Aujourd'hui, en fin d'année 2017, on doit pouvoir savoir regarder ensemble de manière apaisée tout ça. Je ne dis pas que la solution est facile. Je sais qu'il y en a qui ont encore ce traumatisme, mais je dis qu'on doit pouvoir ensemble, étape par étape, régler chacun de ces......

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