Accusé de transfert illégal de fonds - Khaoussou Dramé dément

iGFM - (Dakar) IGFM vous propose cette lettre ouverte par Khaoussou DRAME pour démentir ce qu'il qualifie de «fausses accusations qui ont été faites» à son égard, parvenue ce mercredi à notre rédaction.

«Je me demande comment certains médias sénégalais (Seneweb, Dakaractu, Kewoulo) se sont-ils débrouillés pour faire de telles fausses accusations graves à mon égard à la date du 20 Octobre 2016, soi disant que la source provient de Populaire.

Mais le journal Populaire est incapable de dire où est ce qu'ils ont pris cette information. Ils ont dit que c'est moi qui ai donné 400 milles euros à la dame pour envoyer à Dakar. Déjà le montant de 400 milles euros n'a jamais existé. La police française m'a dit qu'il y avait «17000 euros pour deux ou trois donateurs». Ces accusations me détruisent physiquement et moralement. C'est à dire tous ceux qui ne me connaissent pas vont y croire. Mais heureusement ceux qui me connaissent n'y ont jamais cru.

A propos de ces accusations, Je confirme que je ne suis ni de près, ni de loin concernant cette affaire. Je ne suis absolument pas au courant. Et pourtant je n'ai pas été étonné d'être accusé de la sorte car mon oncle qui m'a élevé a été tué pour son argent.

Je répète encore une fois que ces accusations m'ont vraiment traumatisé moralement. Je ne pourrai jamais pardonner ces accusateurs d'ici bas et l'au-delà. Ils font cela pour vendre leurs articles, en passant par mon nom et en précisant que je suis un homme célèbre. Voulez vous avoir la célébrité?

Pour avoir la célébrité vous devez travailler correctement et dignement comme moi, sans détruire quelqu'un pour l'être. Lorsque je travaillais à l'usine, je faisais 13 à 14h de temps par jour. Les samedis, dimanches et jours fériés je faisais de petits commerces comme «marchand ambulant» jusqu'à 1h du matin. Je prenais le dernier train pour rentrer chez moi. Encore vous vous débrouillez pour dire que je suis très connu comme convoyeur de fonds d'un réseau clandestin. Avec tout ce que vous m'avez accusé heureusement les gens qui me connaissent sont conscients que c'est faux et archi faux. Ils disent que «ce n'est pas le travail de DRAME qu'on connaît».

Ce n'est pas seulement cette dame, mais ça fait plus de 5 ans que je n'ai pas donné une enveloppe qui contient 1 euros pour transporter au Sénégal ou ailleurs. Je n'en ai pas besoin. Je fais du transfert d'argent. Mais, je fais de la compensation. Je ne transporte pas de l'argent. Moi même je pars à Dakar les mains vides car je n'en ai pas besoin.

Au lieu d'écrire n'importe quoi sur moi. Vous auriez dû prendre de bons renseignements sur moi avant d'écrire n'importe quoi car je ne suis pas un sénégalais caché ou méconnu du public. Vous pouviez vous renseigner sur moi jusqu'à mon village de naissance.

J'étais un cultivateur et éleveur de boeufs. Quand mon père décédait, j'avais l'âge de 13 ans. Il m'a laissé seul avec ma mère. Puis, ma mère m'a confié à son frère qui m'a formé. Il était cultivateur. Il était même numéro 1 de ma région à l'époque. Il m'a formé pendant 7 ans et demi. Lorsqu'il a su que la formation était vraiment complète, il m'a donné ma liberté.

Je cultivais la terre pendant l'hivernage et la saison sèche j'étais «marchant ambulant» en vélo, je circulais toute ma région jusqu'aux frontières du Mali, de la Gambie et de la Guinée. Tellement que je cultivais abondamment, ma récolte devenait importante et ce qui me poussait à récolter le coton la nuit.

On récoltait toute la journée, de 7h du matin jusqu'à 19h. Puis, on rentrait à la maison. Je prenais mon bain et je dinais. A 21h, je reprenais mon vélo tout seul avec ma radio pour aller récolter sous l'éclairage de la lune jusqu'à 3h ou 3h30 du matin. A ma connaissance, je n'ai jamais vu quelqu'un récolter du coton la nuit. Je pense que je suis le seul à faire ce travail au monde. Je faisais tout cela pour réussir coute que coute.

Pour le commerce de «marchant ambulant» je circulais 500 Km à vélo jusqu'à la frontière du Mali village par village, 1000 Km aller-retour. Je faisais aussi 400 Km à vélo jusqu'à la frontière de la Guinée village par village, 800 Km aller-retour.

A la saison sèche, je ne m'étais jamais donné même 5 minutes dans les grandes places. J'étais toujours sur mon vélo. C'est ce qui m'avait permis d'économiser, de renforcer le petit troupeau de ma mère et d'avoir deux billets pour la France. En 1976, j'avais fait mon premier départ et j'étais arrivé jusqu'en France mais j'avais été retourné au Sénégal. Enfin en 1980, j'avais fait mon second départ et je suis venu en France. C'est cela les vrais renseignements me concernant pour le Sénégal. Vous pouvez aller à mon village pour demander.

Si je dis tout cela, c'est pour faire un rappel aux anciens et faire connaître aux jeunes qui est Dramé. Et pourtant, je ne vous ai parlé que d'une petite partie de mon parcours au Sénégal. Je ne vous ai même pas encore parlé de mon parcours en France.

Je considère que le métier de journaliste est un travail noble pour celui qui le fait bien. Mais ceux qui le font mal n'auront que de grands péchés et finiront mal car Dieu ne les pardonnera jamais. Ils seront toujours maudits par Dieu (?) Au lieu de chercher de bons renseignements sur les gens, cela ne les intéresse pas. Ils ne disent que du mal sur les gens ce qui fait qu'ils finiront toujours mal.

Pourtant on dit que ce sont des gens très intelligents mais malheureusement leur intelligence ne leur permet pas de chercher à savoir comment la personne a eu son argent, leur intelligence ne leur permet aussi pas de chercher leur propre argent (?)

Je remercie ma famille, mes amis et tous ceux qui m'ont soutenu moralement.

DRAME Khaoussou

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